La Belgique progresse de cinq places au classement mondial de la main-d’œuvre 2023 de ManpowerGroup (Total Workforce Index™)

Alexandra Lammens nommée Financial Director chez ManpowerGroup BeLux
11 janvier 2024

Notre pays occupe la 50e place sur 64 au niveau mondial et la 27e place sur 33 au niveau de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique)

 

ManpowerGroup publie la dixième édition de son classement mondial de la main-d’œuvre (Total Workforce Index™). Cet index compare les conditions d’embauche, de gestion et de rétention des talents (fixes et flexibles) dans 64 pays au niveau mondial. Pour y arriver, les experts de ManpowerGroup ont analysé 200 critères-clés du marché du travail, répartis en 4 catégories : la disponibilité des compétences, le coût du travail, le cadre réglementaire et la productivité.  Pour l’année 2023, la Belgique occupe la 50e place (sur 64) de ce classement au niveau mondial et la 27e place (sur 33) dans la région EMEA. C’est une progression de 5 places au niveau mondial et de 1 place au niveau régional.  

 

Au niveau mondial, ce sont les États-Unis, Singapour et le Canada qui arrivent en tête du classement établi par ManpowerGroup en 2023, tandis qu’au niveau européen, les trois premières positions sont occupées par l’Irlande, le Royaume-Uni et la Suisse. A l’inverse, les trois dernières places au niveau mondial sont occupées par le Nicaragua, le Honduras et la Bolivie, et au niveau européen, par la Turquie, la Grèce et la Slovaquie.

 

Par rapport aux autres pays européens, avec sa 50e place au niveau mondial, la Belgique se situe nettement derrière l’Irlande (6e), le Royaume-Uni (7e), la Suisse (10e), l’Estonie (13e), les Pays-Bas (14e), la Norvège (15e) ou l’Italie (35e), mais dans le sillage de la Pologne (40e), de l’Allemagne (42e), de la France (43e), du Grand-Duché de Luxembourg (46e) et de l’Espagne (47e). Seuls cinq marchés de l’emploi européens se montrent moins attractifs que la Belgique :  il s’agit de la Roumanie (54e), de la Serbie (55e),  de la Turquie(56e), de la Grèce (57e), et de la Slovaquie (58e).

 

« Même si notre pays a progressé dans notre nouveau classement mondial de la main-d’œuvre, on ne peut se satisfaire de la performance globale de notre marché du travail en Belgique » affirme Sébastien Delfosse, Managing Director de ManpowerGroup BeLux. « Comme lors des éditions précédentes, notre rapport montre combien le coût du travail reste un handicap majeur dans l’évaluation de la compétitivité du marché du travail de la Belgique par les investisseurs belges et étrangers.  Notre pays pointe en effet à la 62e place sur 64 sur ce critère.   Même si notre pays a obtenu des bonnes performances au niveau de la disponibilité/qualité et de la productivité de la main-d’œuvre, cela ne suffit pour compenser les scores plus faibles enregistrés au niveau du coût du travail et du cadre réglementaire qui reste plus rigide que la plupart des autres pays étudiés. »

 

 

Points forts et points faibles de la Belgique

Avec le vieillissement des populations, la disponibilité de la population en âge de travailler devient de plus en plus importante. C’est pour cette raison que ManpowerGroup a augmenté la pondération des populations de la génération Z et des millennials pour tenir compte de cette évolution dans son analyse. Cette année, l’étude mesure également la disponibilité des travailleurs hautement qualifiés en effectuant des corrélations avec l’âge.

 

La Belgique se distingue par des scores divergents sur les 4 critères étudiés : elle occupe une excellente 16e place à l’échelle mondiale et la 12e place au sein de la région pour le critère de la Disponibilité des talents. La performance est notable en termes de Productivité, se classant 28e au niveau mondial et 14e au niveau EMEA. En revanche, le pays demeure nettement en retard en ce qui concerne le cadre réglementaire, jugé trop rigide (50e place mondiale et 30e dans la région EMEA), ainsi que sur le plan du coût du travail (62e place mondiale et 31e dans la région EMEA).

 

Il convient d’épingler également la bonne 24ème place sur le critère du télétravail. Ce critère évalue les différentes dimensions du télétravail tels que le nombre de personnes capables de travailler à distance, l’accès aux technologies et la performance des outils de communication, la maîtrise des risques liés à la cybersécurité, la performance des services en ligne de l’administration, les aspects réglementaires ou la dimension humaine (accès à des services de garde d’enfants).

 

Parmi les points forts de la Belgique, le rapport de ManpowerGroup met notamment en évidence la qualité de notre main-d’œuvre (49,83% de personnes hautement qualifiées et 60% maîtrise de l’anglais), la dixième place sur le critère de l’égalité des genres (sur 146 pays), et une impressionnante première place sur le critère de la cybersécurité.

 

 

Principaux défis à relever sur les marchés du travail au niveau mondial

Dans son rapport mondial, ManpowerGroup identifie 5 défis majeurs à relever sur les marchés du travail au niveau mondial :

  1. Dans un environnement rempli d’incertitudes, la planification de la main-d’oeuvre est plus difficile que jamais. En effet, le paysage commercial d’aujourd’hui n’ai jamais été autant volatile. Les pressions croissantes sur les coûts, les taux de change et l’inflation imprévisibles, les perturbations continues de la chaîne d’approvisionnement et la fluctuation de la demande des consommateurs ont rendu la planification de la main-d’œuvre plus difficile que jamais.

 

  1. Les pénuries de talents persistantes – 74% au niveau belge et 75% au niveau mondial – continuent d’empêcher les employeurs de pourvoir des rôles cruciaux et risquent d’hypothéquer le développement et la croissance des entreprises.

 

  1. Le contexte géopolitique complexe impacte drastiquement le marché du travail au niveau mondial. L’impact pluriannuel de la guerre de la Russie contre l’Ukraine a drastiquement influencé l’économie au niveau mondial et en conséquence le marché mondial du travail. L’attaque du Hamas contre Israël et la guerre qui s’en est suivie pourraient avoir des conséquences similaires sur la main-d’œuvre, étant donné l’importance stratégique de la région sur les échanges internationaux.

 

  1. La demande mondiale de talents et d’infrastructures dans le domaine de cybersécurité s’amplifie en raison l’escalade des menaces numériques et l’augmentation de la surface d’attaque, c’est-à-dire tous les endroits où une entreprise est vulnérable à une cyberattaque. Les postes en cybersécurité sont difficiles à pourvoir, tout comme de nombreux autres postes à tous les niveaux de compétences.

 

  1. Les formes de travail à distance ou hybrides continuent de se développer, alors que les travailleurs souhaitent davantage de flexibilité afin de choisir où et quand travailler.

 

 

Un outil stratégique

Le Total Workforce Index permet à la division ManpowerGroup Talent Solutions d’aider les entreprises dans leurs décisions stratégiques, en identifiant de façon objective les conditions les plus favorables pour la gestion de leurs talents. Cela peut concerner l’élaboration de planning des ressources, de programmes d’investissement, d’expansion, de fusion et d’acquisition ou la mise en place de nouveaux modèles organisationnels ou de programmes de réductions de coûts.

 

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À propos du Total Workforce Index™

L’indice mondial de la main d’œuvre de ManpowerGroup – Total Workforce Index™ (TWI) – apporte une mesure de la performance de la main-d’œuvre sur un marché spécifique. Il s’appuie sur une méthodologie rigoureuse et sur une formule de calcul unique qui permet d’analyser plus de 200 critères dans 4 catégories : la disponibilité des compétences, le coût du travail, le cadre règlementaire et la productivité. Il s’agit d’informations publiées par des organismes internationaux comme la Banque Mondiale, l’OCDE ou le Forum économique mondial, ou de données collectées par ManpowerGroup au niveau mondial.  Concrètement, le Total Workforce Index mesure l’attractivité des marchés du travail et de la main d’œuvre de 63 pays à travers le monde, en examinant les conditions d’embauche, de gestion, de développement et de rétention des talents (fixes et flexibles) dont les entreprises ont besoin pour assurer leur croissance. Le pays obtenant le score le plus élevé sur cet index est celui qui possède le marché du travail le plus attractif.

  •  La disponibilité de la main-d’œuvre mesure la comparaison relative de la main-d’œuvre qualifiée actuelle et la durabilité probable de cette main-d’œuvre en fonction des tendances démographiques telles que l’âge et l’afflux de migrants. Les marchés qui obtiennent un score favorable dans la catégorie Disponibilité ont une disponibilité élevée de travailleurs qualifiés, de participation la population active, de participation des hommes et des femmes (genre), de capacités de travail à distance et d’accès aux talents à distance.
  • Le coût du travail mesure la comparaison relative des salaires, des avantages sociaux, des impôts et des indicateurs opérationnels afin de suggérer des opportunités de maximiser le coût global (coût/efficacité) .
  • Le cadre réglementaire mesure la comparaison relative du degré de restriction des conditions d’engagement de la main-d’œuvre et des pratiques HR en général.
  • La Productivité mesure la productivité potentielle relative de la une main-d’œuvre sur la base du nombre d’heures qu’un employeur peut rémunérer un travailleur au salaire de base.

 

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